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Saint John la destination croisière
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Government of Canada

Administration portuaire de Saint John

Histoire

Le 24 juin 1604 (Jour de la Saint-Jean Baptiste), l'explorateur français Samuel de Champlain remontait la baie de Fundy vers l'embouchure du cours d'eau qui peu après fut nommé la rivière Saint-Jean. La visite de Champlain constitue la plus ancienne mention dans les annales du port.

Au milieu du 18e siècle, une compagnie de commerce de la fourrure de Boston (Simonds, Hazen and White) s'est établie au port. Ce ne fut cependant qu'à la fin de la Révolution américaine que la région maintenant appelée la Ville de Saint John devint très peuplée. Des pionniers américains déplacés, qui choisirent de demeurer fidèles à la Couronne britannique (les Loyalistes) reçurent une terre pour s'établir dans la région et commencèrent à arriver en mai 1783. Deux ans plus tard, la Ville de Saint John était fondée par une charte royale.

Les Loyalistes se rendirent vite compte de la valeur des forêts du Nouveau-Brunswick et mirent sur pied le commerce de la construction maritime et du bois d'œuvre, basé au Port de Saint John. Au début et vers le milieu du 19e siècle, le bois d'œuvre du Nouveau-Brunswick était très prisé partout en Grande-Bretagne et le commerce de la construction maritime, du transport maritime et du bois d'œuvre prospérait au port. Au milieu du 19e siècle, le Port de Saint John était la plus grande ville de construction navale au Canada et la quatrième en importance de l'Empire britannique. La région accueillit un grand nombre d'immigrants pendant cet essor économique, en provenance pour la plupart des îles britanniques.

Le port fourmillait d'activités à cette époque. Un quai fut construit pendant les années 1850 à Reed's Point (qui fait maintenant partie du terminal Lower Cove) afin d'accueillir les passagers des bateaux à vapeur et du traversier à vapeur qui faisait la navette entre les côtés est et ouest du port.

Vers la fin du 19e siècle, les navires à coque d'acier remplacèrent graduellement les bâtiments de bois, et l'essor de la construction de navires de bois prit fin. La poussée démographique avait également débuté à l'ouest du Nouveau-Brunswick, au moment où le Canada ouvrit ses portes aux immigrants européens à la recherche d'une vie nouvelle. Les chemins de fer devinrent d'importants véhicules de transport vu l'expansion vers l'ouest, et les entreprises locales s'aperçurent que les liaisons ferroviaires avec le reste du Canada étaient essentielles à la survie de la ville et de l'industrie portuaire. L'hiver, les glaces recouvraient le fleuve Saint-Laurent et le port de Montréal ne pouvait manutentionner de marchandises durant cette saison. Saint John devint le "port d'hiver" du Canada à mesure que les liaisons ferroviaires se développèrent.

Les expéditions de céréales augmentèrent grâce au développement de liaisons ferroviaires avec l'Ouest canadien et le port sentit le besoin de construire un élévateur à grain pour traiter cette nouvelle marchandise. Le premier élévateur fut construit du côté ouest en 1893, et un second fut aménagé du côté est. D'un port régional manutentionnant des produits locaux, le port devint alors un port international expédiant des produits du Canada tout entier, partout dans le monde.

Beaucoup d'approvisionnements incluant les munitions, des vivres et des vêtements, furent expédiés depuis le Port de Saint John aux troupes canadiennes pendant la première guerre mondiale (1914-1918).

Le gouvernement fédéral assuma le contrôle des opérations portuaires en 1927. La nationalisation eut lieu au moment où le Port de Saint John avait besoin d'aide financière, surtout après qu'un incendie eut dévasté le côté ouest du port en 1931. Le gouvernement fédéral reconstruisit les quais en béton et en acier plutôt qu'en bois. Ces modernisations permirent au port de manutentionner plus de trafic. On créa le terminal Navy Island en 1934, qui fut aménagé sur un terrain de 17 acres. Cette même année, un nouveau chenal fut parachevé afin de remplacer le chenal initial en forme de Z, ce qui améliora la navigabilité au port.

Les postes à quai au terminal Pugsley furent construits entre 1948 et 1952. Les terminaux Pugsley furent parachevés dix ans plus tard. On effectua d'importants travaux de rénovation au terminal Long Wharf. En 1968, l'allure du port changea du tout au tout par suite de la construction du pont Saint-Jean, qui s'étend d'un endroit près de Navy Island à un autre emplacement près de Long Wharf.

Les activités portuaires ont continué de s'accroître, emboîtant le pas aux changements de l'industrie maritime. En 1975, le Port entrait dans l'ère du transport maritime conteneurisé grâce à la construction du terminal à conteneurs Rodney, du côté ouest. Au milieu des années 1970, 13 lignes de conteneurs desservaient le port.

En 1975, un hangar à produits forestiers fut conçu spécialement pour l'utilisation de chariots à fourche, et la mécanisation croissante de l'industrie portuaire entraîna une diminution de la main-d'œuvre nécessaire. La popularité des compagnies de camionnage augmenta auprès des chargeurs en raison des coûts de transport moins élevés et de l'efficacité accrue du transport ferroviaire.

En 1985, le Port de Saint John réserva un terminal (le terminal à potasse de Barrack Point) à la manutention de la potasse, extraite des mines de la région de Sussex, au Nouveau-Brunswick. La potasse est devenue une importante marchandise pour le port. Elle est vendue au Mexique, en Amérique du Sud et sur d'autres marchés mondiaux. Le Nouveau-Brunswick possède la moitié de la réserve mondiale en potasse.

Le port a connu des hauts et des bas, mais les attentes de la communauté demeurent les mêmes : qu'il produise des emplois et des recettes. Le port ne cesse donc d'évoluer et cherche constamment des moyens d'assurer un avenir prometteur.

Pour plus de renseignements, cliquez ici afin de visiter une page sur notre port, rédigée par des étudiants du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, à Saint John.

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