Les gens au port : Dan Albert, capitaine de remorqueur

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Sur cette photo : Dan Albert, capitaine de remorqueur pour Atlantic Towing Limited au port de Saint John.

Port Saint John est un endroit achalandé. Les nombreuses personnes, qui occupent différents emplois, contribuent toutes à l’exécution des activités.

On peut facilement supposer que tous les travailleurs sont des employés de Port Saint John – mais ce n’est pas le cas. Bon nombre de personnes qui travaillent sur l’eau et sur les quais sont employées par des entreprises partenaires qui fournissent des services essentiels.

Aujourd’hui, nous présentons Dan Albert, l’un des sept capitaines de remorqueur au service d’Atlantic Towing Limited, une entreprise partenaire de Port Saint John. Nous l’avons interrogé au sujet du type de tâche qu’il accomplit et de ses premiers pas dans le travail à bord de remorqueurs.

Q : QUEL GENRE D’IMPACT VOTRE TRAVAIL A-T-IL SUR LES OPÉRATIONS PORTUAIRES?

R : Les remorqueurs font partie intégrante de l’exploitation portuaire, comme ils permettent d’assurer l’accostage et l’appareillage des navires en toute sécurité et en temps opportun dans le havre de Saint John.

Q : QUELLES SONT VOS TÂCHES QUOTIDIENNES?

R : Mon travail consiste surtout à fournir de l’aide aux navires-citernes et aux navires de charge dans la baie Courtenay, ainsi qu’aux navires de charge dans le havre principal, afin de les aider à entrer dans le havre et à en sortir en toute sécurité. De plus, nous aidons occasionnellement les navires de croisière, lorsque les conditions météorologiques l’exigent, et nous sommes parfois appelés à Canaport pour prêter assistance aux méthaniers.

Je suis également responsable de la gestion et de l’entretien des navires. Nous avons un programme d’entretien préventif à bord de nos remorqueurs, ce qui occupe les équipages chaque jour, en plus de l’entretien régulier des bateaux.

Q : QU’AIMEZ-VOUS LE PLUS DANS VOTRE TRAVAIL?

R : La conduite du remorqueur est sans doute ce que je préfère. J’ai toujours aimé manœuvrer des bateaux. Je ne m’en lasse pas.

Q : QUELLE A ÉTÉ VOTRE JOURNÉE DE TRAVAIL LA PLUS STIMULANTE?

R :  J’ai vécu ma journée de travail la plus intéressante et stimulante lorsque j’ai passé mes examens pour devenir capitaine, puis que j’ai commencé ma formation, le lendemain, à bord d’un tout nouveau remorqueur à propulsion Z-Drive.

C’était très difficile, parce que ces remorqueurs étaient non conventionnels à ce moment. Ils n’ont pas une roue de gouvernail typique, comme ils sont dirigés au moyen de leviers de commande, ce qui les rend très manœuvrables.

Il m’a fallu du temps pour comprendre ce nouveau concept de manœuvre de remorqueur, particulièrement en tant que capitaine débutant.

Q : DEPUIS COMBIEN DE TEMPS TRAVAILLEZ-VOUS POUR ATLANTIC TOWING LIMITED?

R : En juillet prochain, j’aurai accumulé 31 années de service à temps plein chez Atlantic Towing. C’était un choix logique pour moi, comme ma famille entretient un lien étroit avec l’entreprise.

Mon père (Claudius) et mon oncle Augustine y ont travaillé respectivement 46 ans et environ 42 ans avant de prendre leur retraite.

Il y a également mon frère, qui a commencé à travailler chez Atlantic Towing à l’âge de 14 ou de 15 ans. Il travaille encore aujourd’hui à bord d’un remorqueur, mais pour Irving Oil (Canaport).

Plusieurs de mes cousins ont également travaillé ici au fil des ans. Mon cousin Mario Gionet a d’abord travaillé comme signaleur, puis il est devenu chef mécanicien et est actuellement surveillant.

Q : COMMENT EN ÊTES-VOUS ARRIVE À FAIRE CE TRAVAIL?

R:  Je suis monté à bord de remorqueurs avec mon père dès l’âge de cinq ans. Lorsque mon frère et moi étions un peu plus vieux, mon père nous permettait d’emmener un ami pour naviguer sur la rivière jusqu’à Chipman.

À 14 ans, j’ai commencé à travailler sur la rivière Saint-Jean avec mon père pendant les mois d’été. À cet âge, je devais obtenir une note de mon médecin ainsi qu’un permis afin de pouvoir travailler à bord des remorqueurs, sur la rivière.

J’ai d’abord travaillé à titre de signaleur, et il n’y avait pas de formation officielle comme c’est le cas aujourd’hui. Nous étions formés sur le tas.

Je suis devenu lieutenant en 1991. Pour cela, j’ai dû fréquenter l’École des pêches à Caraquet pendant quatre mois, puis le Holland College pendant deux mois afin de terminer mes cours l’hiver suivant.

En 1995, j’ai étudié au Nova Scotia Community College afin de devenir capitaine.

Q :  QUEL CONSEIL AVEZ-VOUS À DONNER À QUELQU’UN QUI AMORCE UNE CARRIÈRE DE MARIN?

R :  Je lui conseillerais de manifester de la fierté et de l’intérêt à l’égard de son travail, de demeurer motivé, puis de toujours tenter de faire son travail le mieux possible.
Pour en savoir plus sur les possibilités de carrière chez Atlantic Towing, consultez son site Web.

 


Note de la rédaction : Venez voir les remorqueurs propulser des jets d’eau dans le havre, lors journée communautaire, le 12 juin 2016 à 13 h. Dan Albert pourrait être le capitaine de l’un des remorqueurs!


 

 

 

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